L’épineux problème de la collecte
09 Oct 2019
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Gestion des déchets-Investissements

L’épineux problème de la collecte

Par:  Réda Hadi
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Le salon international Revad-2019 qui se tient actuellement à la Safex, et ce, jusqu'au 10 octobre, permet de mettre en relief les difficultés rencontrées par les éventuels investisseurs, sur la collecte de déchets. En Algérie, la priorité écologique officielle est la gestion des déchets, sans qu’elle soit la seule problématique de ce type à gérer de toute urgence. Cependant, ce secteur impacte quasiment tous les domaines les plus essentiels de notre environnement. Il est donc légitime de le considérer comme une prérogative de premier ordre. Cette question soulève moult questionnements, comme ne sommes-nous pas en train de focaliser seulement sur l’urgence présente, sans nous préoccuper des mesures les plus efficaces et durables à entreprendre ? Quelles sont les limites et contraintes de tous les procédés d’élimination existants ? Ne faut-il pas s’engager plutôt dans une approche plus stratégique du problème ? Celle de la prévention.


Par Réda Hadi

Depuis 2001, en ce qui concerne la gestion des déchets, outre de nombreuses lois, l’Etat a créé plusieurs outils institutionnels : une Agence nationale des déchets, un Centre national des technologies plus propres, l'Observatoire national de l’environnement, ainsi qu’un Centre national de formation à l’environnement. Suite au plan d’action pour l’environnement et le développement durable, notre pays s’est également doté de deux programmes visant une gestion intégrée de ce secteur : Le «Progdem», relatif aux déchets solides municipaux, ainsi que le «Pnagdes», plan national pour les déchets spéciaux.

Hormis ce raisonnement, les investisseurs soulèvent quant à eux la problématique de la collecte des déchets. En effet, l’approvisionnement pour le bon fonctionnement des structures mises en place devrait être constant et régulier. Dans la pratique, les structures mises en place, se plaignent entre autres des fréquences irrégulières d’approvisionnement, et ce, d’autant plus que le tri ne se fait pas  en amont, ce qui peut impliquer des conséquences sérieuses en aval, particulièrement pour les produits dangereux. 

Un problème que la ministre de l'Environnement et des Energies renouvelables, Fatma-Zohra Zerouati, a dit prendre en considération, et assure que le travail se poursuit pour aplanir les difficultés rencontrées par les jeunes investisseurs dans le domaine du recyclage et de la valorisation des déchets.

La ministre, qui a reconnu l'existence de dysfonctionnements au niveau de la collecte des déchets à l'échelle nationale, a appelé à l'impérative conjugaison des efforts afin d'assurer la matière première (tous types de déchets) aux jeunes porteurs de projets.

Les opérateurs activant dans le domaine du recyclage trouvent des difficultés dans le traitement de certaines matières dangereuses, a-t-elle ajouté, assurant que les efforts sont consentis pour palier ce problème, à travers notamment l'amendement du décret régissant l'activité de l'exportation des déchets dangereux.

La loi de finances 2020 prévoit une hausse de la valeur de la taxe sur la pollution pour inciter les industriels à se débarrasser de leurs déchets au lieu de les garder évitant les retombées négatives sur la santé publique, a-t-elle poursuivi.

Pourtant, hormis les déchets dits dangereux, la collecte au niveau des municipalités reste aléatoire et n’obéit à aucune règle.

En effet,  dans une étude publiée en 2015, des experts coréens, ayant observé les wilayas de Blida et de Bordj Bou-Arreridj, révèlent un faible taux de collecte en raison de l’insuffisance de bacs de récupération des déchets, de l’irrégularité des fréquences de collecte, ainsi que du manque ou de la vétusté des moyens de collecte. Entre temps, de nombreuses communes, comme celle de Béchar, se plaignaient encore en 2014 du retard de la mise en pratique des outils de ce projet national.

Pourtant, 11 millions de tonnes de déchets municipaux collectés pourraient être revalorisables à 80%, sur les 13,5 millions annuels annoncés.

Selon une étude récente réalisée par le Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise, Care, le chiffre total des déchets municipaux risque d’atteindre les 30 millions de tonnes en 2025. Actuellement, nous accusons une moyenne de 0,8kg par hab /jour. 

Le Revad peut être cette opportunité pour aplanir certaines difficultés, et mieux s’imprégner de la connaissance des autres pour trouver une solution idoine à nos préoccupations.  

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