«Du pain sur la planche»
14 Juil 2017
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«Du pain sur la planche»

Par:  AZIZ LATRECHE
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 Comme les choses vont vite quant à la volonté du gouvernement d’assainir le domaine de l’industrie automobile en Algérie, le ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda, a critiqué encore une fois cette «importation déguisée» qui s’est installée tout en affirmant qu’un nouveau cahier de charges allait bientôt voir le jour dans ce domaine.

Le même membre du gouvernement a affirmé que «L’importation déguisée, c’est terminé en Algérie», une expression très forte à l’égard de certains industriels dans ce domaine qui n’ont rien apporté «depuis 2 ans».

L’autre message important du ministre Mahdjoub Bedda est celui quand il affirme qu’il est nécessaire pour le gouvernement de revoir la politique du secteur. Le ministre parle plus précisément d’encourager les fabricants des composants pour s’installer en Algérie, une initiative énormément préconisée jusqu’à maintenant par les experts dans le domaine, qui affirment que l’installation de la fabrication des composants dans le domaine permettrait d’élever le taux d’intégration et créer de nouveaux postes d’emploi dans ce domaine.

«Cette fabrication de composants tient son importance dans le fait qu’elle permet dans une deuxième étape d’augmenter le taux d’intégration avant de passer à la troisième étape qui consiste à industrialiser les véhicules dans notre pays», avait déclaré, récemment, l’expert en économie, Smaïl Lalmas.

«Il faut impérativement aller vers une politique qui permet l’attraction des équipementiers et les sociétés étrangères spécialisés dans la fabrication des composants des voitures pour augmenter rapidement le taux d’intégration dans cette industrie» ajoute le même spécialiste.

Le ministre Mahdjoub Bedda dévoile aussi qu’un nouveau cahier de charges pour ce créneau verra bientôt le jour. Le cahier de charges actuel contient des «failles» selon le même responsable qui a laissé entendre dans ses paroles que cette industrie de voitures connaîtra un  changement très positif dans notre pays.

 Néanmoins et en dehors de la bonne volonté que reflètent les déclarations du ministre Mahdjoub Bedda, des spécialistes dans ce domaine pensent  que pour avoir une usine de montage de voitures, il faut beaucoup d’argent, du temps, de la formation et énormément de techniques. Les mêmes spécialistes pensent également que pour le moment il y a seulement des unités de montage et  que «même pour cette activité, la voiture vient généralement équipée, manquant seulement peut-être de roues ou d’autres petits équipements qui sont montés rapidement avant d’aller directement à la commercialisation».

Le gouvernement a donc du «pain sur la planche» pour ce qui est de ce dossier, la volonté existe mais l’Algérie aura besoin de combien de temps et d’effort pour y remédier à cette situation négative qui a marqué un domaine aussi stratégique que celui de l’industrie automobile?

Dernière modification le samedi, 15 juillet 2017 22:47

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