Santé

Nécessité de remédier aux carences du secteur

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Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui, a mis en avant, dimanche à Alger, l'impératif de remédier à toutes les carences du système sanitaire, en faisant preuve de coordination, de rigueur et de haut sens des responsabilités, afin d'assurer un service public de qualité qui soit à la hauteur des aspirations du citoyen.

S'exprimant lors d'une rencontre avec les directeurs de la santé et de la population, le ministre a insisté sur le traitement des lacunes du système sanitaire, en faisant preuve de rigueur, de coordination et de haut sens des responsabilités à tous les niveaux», affirmant qu'il «est temps de remédier aux lacunes enregistrées».

Il s'agit de «la mauvaise gestion, du manque d'organisation et de rigueur, de l'absentéisme, outre le manque de coordination entre les différentes structures de la santé», a-t-il précisé, ajoutant que ces lacunes, qui sont de véritables défis à relever, ne sont pas inévitables pour le secteur, eu égard aux compétences dont il recèle.

Par ailleurs, le ministre a relevé un «grand écart» entre les affectations importantes consacrées par l'Etat et les résultats obtenus en termes de qualité des services escomptée par les citoyens, les professionnels de la santé et le décideur lui-même, soulignant l'impératif d'un diagnostic objectif et fiable des points forts et faibles du système sanitaire en vue de le promouvoir.

«La dure réalité démontre malheureusement le mauvais accueil réservé au citoyen», a-t-il regretté, ajoutant que «les professionnels de la santé s'expriment souvent en langage incompris des citoyens» Concernant les rendez-vous, le malade est souvent surpris de ne pas trouver son médecin, après avoir parcouru une longue distance ou encore de la longue attente pour obtenir un rendez-vous, a-t-il encore déploré.

Il a cité également «le pharmacien qui, souvent, vend le médicament au patient sans lui expliquer qu'il existe un médicament générique aussi efficace que la molécule mère». 

S'adressant aux directeurs de la santé, M. Miraoui a fait savoir que «la seule chose que le citoyen espère, en arrivant à un établissement hospitalier, est de trouver une personne qui l'oriente, le soigne et suit son état de santé. Il souhaite aussi trouver son médicament et son médecin le jour de la consultation».                

Pour le ministre, il est nécessaire de procéder à une évaluation à tous les niveaux dans le but de déterminer notamment les causes des dettes accumulées par certains établissements de santé, tandis que d'autres sont sans dettes, ainsi que les raisons qui permettent à certains services de chirurgie d'effectuer des interventions chirurgicales, en dépit du manque de moyens, alors que d'autres services disposant des moyens nécessaires, mais qui n'en effectuent même pas la moitié.

A cet effet, il a donné plusieurs orientations aux directeurs de la santé, notamment en ce qui concerne la gestion des établissements, à l'instar de la rationalisation des dépenses et du renforcement du dialogue avec les partenaires sociaux, à travers la tenue de rencontres périodiques avec le partenaire social ainsi que la mise en place d'un système de suivi du mouvement des personnels, afin de réduire le phénomène de l'absentéisme qui constitue, a-t-il dit,  «une menace» pour l'efficacité et la crédibilité du système sanitaire.

Dernière modification le lundi, 01 juillet 2019 21:57
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances

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